| Pour les
jambons,
on commençait
de les mettre à saler
avec le lard et la
ventrèche.
On avait une pièce
spéciale pour
saler le cochon. Par
terre c'était
de la terre où le
sel calait. On mettait
du sel et du poivre
autour de l'os et
on les laissait là,
un mois ; on
les tournait et après
on faisait tomber
le sel, on les pliait
et on les pendait.
On les laissait sécher
une paire de mois.
Il y en avait qui
les mettait dans la
cendre, moi je ne
les y ai jamais mis.
On les laissait au
frais, à la
cave.
On gardait le
saucisson le plus gros et on
disait : « Celui-là,
c'est pour le baptême. »
Les jambons et les épaules,
on les mettait à saler
et puis on faisait
la
saucisse avec le
reste de viande. Nous
gardions le filet
mignon pour faire
les saucissons, d'autres
en faisaient un rôti. Les
poumons, certains
en faisait des civets
ou la saucisse des
cousins.
L'épine dorsale,
on en faisait des
petits
salés.
La graisse, le
saindoux,
certains l'enveloppaient,
on y mettait une
cheville
et on le pendait.
Puis quand on faisait
la soupe, on en
prenait
un petit peu. Certains
salaient et poivraient
le saindoux et cela
faisait de la bonne
soupe avec un morceau
de ventrêche.
Le
lard, on mettait
le lard dans un seau,
on le pendait au tourniquet
et après, on
le conservait dans
un pot.
L'estomac du
cochon était
mis au sel, on pouvait
ainsi le conserver
assez longtemps pour
ne le farcir, parfois,
qu'après plusieurs
semaines. Il y en
avait qui
le mettait à saler
et qui le farcissait
15 jours ou 3 semaines
plus tard.
Les
tripes non utilisées,
servaient à la
confection d'andouilles.
Certains y mettaient
l'estomac coupé menu
avec de l'ail, du
sel et du poivre.
On attachait ça
et on les mettait
dans la maie à saler.
|